PRATIQUER L’AIKIDO À GENAY : L’ART MARTIAL AUTREMENT
Et si s’opposer n’était pas la seule réponse ?
Face au stress, à l’opposition, comment agissons-nous ?
Lorsque quelqu’un nous pousse, nous saisit, nous déséquilibre ou s’oppose à nous, nos réactions habituelles apparaissent naturellement.
- S’opposer
- Résister.
- Forcer
Dans beaucoup d’arts martiaux ou de sports de combat : il y a un gagnant, un perdant, un adversaire à vaincre. Même lorsque le respect est très présent, la logique générale reste celle de l’opposition.
L’aikido, une réponse différente
Au lieu de s’opposer et entrer dans un rapport de force, on part du principe que l’autre est plus fort. Il est donc inutile de cultiver la force musculaire brute, le but est de s’adapter et d’utiliser la force et l’énergie de l’autre.
Il n’y a pas de compétition. Pas de combat au sens sportif. Il ne s’agit pas de “gagner”, mais de s’adapter intelligemment à une situation.
Les origines de l'aikido
L’aikido est un art martial japonais (Budo) qui a été créé par Morihei Ueshiba (1883–1969)
Le mot « aikido » se décompose en 2 parties : AIKI et DO. Les caractères (kanji) qui le compose ont pour sens :
- AI (合) Mobiliser, synchroniser, harmoniser
- KI (氣) énergie, souffle vital, esprit
- DO (道) la voie, le chemin, la manière de faire.
Ce que vous allez apprendre et explorer
Découvrir ce qui se cache derrière les techniques. Au-delà des formes, rechercher les mécanismes et les principes qui rendent l’action possible.
- Des exercices individuels principalement axés sur le Qi Gong pour développer la perception du corps et du mouvement
- Des exercices de mise en situation avec un ou plusieurs partenaires pour explorer la relation à l’autre, l’étude des formes techniques de l’aïkido.
Afin de ne pas de ne pas tomber dans la complaisance et réduire la pratique à une chorégraphie. L’efficacité martiale est le fil conducteur de la pratique, un retour d’information : elle nous indique si le corps, la distance, le timing et la relation sont justes. Elle nous aide à corriger nos gestes et nos attitudes.
Utiliser le corps efficacement
Fluidité et disponibilité
Des gestes et des déplacements avec un minimum d’efforts et de moyens pour un maximum de d’efficacité
Schéma corporel et proprioception
Conscience de son axe, du centre de gravité. Ancrage au sol, connexion entre le haut et bas du corps. Fluidité des déplacements.
Énergétique
Respiration, relâchement musculaire et ouverture des articulations pour faire circuler l’énergie interne.
Appliquer les principes de base de l’art martial
Gérer son espace vital
Se mettre hors de danger tout en se plaçant au centre de l’action, trouver la position la plus avantageuse
Anticiper pour ne pas subir
Attendre c’est à coup sûr être en retard.
Se connecter à l’autre, à son intention et à son mouvement pour dévier et utiliser la force du partenaire.
Utiliser les forces et faiblesses du corps humain
Identifier puis utiliser les déséquilibres, les zones et points névralgiques du corps humain.
Découvrir les formes techniques de l’aikido
Techniques de contrôle, d’immobilisation et de projection
Les mouvements de l’aïkido reposent sur une utilisation subtile de la circularité et de la spirale, pour guider sans contraindre en s’appuyant sur des principes biomécaniques du corps, et une utilisation optimale des forces et des déséquilibres
Pratique des armes - Aiki-ken et Aiki-jo
L’utilisation du bokken (sabre en bois) et jo (bâton) tient une place centrale dans notre pratique
L'enseignement
Il y a 1000 et une manière de pratiquer. Vous verrez sur internet des choses très différentes les unes des autres.
« Affirmer nos différences et respecter le travail des autres, c’est l’ADN du Dojo. »
Didier MEJEAN, l'enseignant du dojo
À propos
Cofondateur de ATDA – Aikilibre, une alternative aux structures centralisées, un mode de fonctionnement en réseaux qui fédère des dojos et également à titre individuel, des enseignants et des pratiquants d’horizons divers. La cohérence est assurée par la présence d’un collectif d’enseignants qui ont plusieurs dizaines d’années d’expérience commune de la pratique et de l’enseignement de l’Aïkido.
Parallèlement, dans ma vie professionnelle, je suis consultant indépendant dans les domaines du Management de Projets d’infrastructures ferroviaires. J’y retrouve des questions qui ne sont finalement pas si éloignées de celles rencontrées sur le tatami : comment percevoir dans son ensemble une situation complexe, comment coopérer, comment s’adapter à l’imprévu, comment agir avec justesse plutôt que par simple réaction.
Des débuts à aujourd'ui
La première fois où j’ai mis les pieds sur un tatami, j’avais 7 ans. D’abord passionné de judo, puis, passé le temps des compétitions j’ai découvert l’aikido. C’était il y a plus de quarante ans.
Au fil des années, cette pratique est devenue bien plus qu’un art martial. Un véritable chemin de recherche, m’amenant à explorer le mouvement, la respiration, les arts de santé sino-japonais, les cultures et philosophies orientales et au sens large ce qui touche à l’humain dans son environnement.
Ces explorations, nourries par de nombreuses rencontres, une pratique constante et un regard toujours curieux, m’ont progressivement conduit à regarder au-delà des techniques pour m’intéresser aux principes qui les sous-tendent, à la manière dont ils s’expriment dans le corps et à la façon de les transmettre.
Le courant de pratique qui a été le plus inspirant dans mon évolution est celui insufflé par Maitre TAMURA Nobuyoshi (1933-2010)
Ma méthode pédagogique
Progressivement, un mot s’est imposé pour résumer ma démarche : taiken (体験)
- 体 (tai) : le corps, le vécu concret.
- 験 (ken) : tester ou éprouver quelque chose et en constater un effet.
Plus qu’un nom, c’est un état d’esprit. Il ne désigne pas un style d’aïkido, mais une manière d’aborder la pratique
Je n’enseigne pas des techniques figées dans une nomenclature. Je cherche à créer les conditions pour que chacun les découvre par l’expérimentation.
L’objectif,
- Favoriser l’autonomie, la spontanéité et la capacité d’adaptation, qualité essentielles dans l’art martial et dans la vie courante.
Pour cela, chacun est invité à :
- Expérimenter, tester, ajuster. Comprendre par l’expérience ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et pourquoi.
Et, progressivement
- Apprendre à utiliser son corps autrement afin de découvrir le geste juste : celui qui produit le maximum d’effet avec le minimum d’effort.
- Des savoir-faire qui vont s’inscrire durablement dans le corps
Cette recherche se poursuit encore aujourd’hui. Elle guide mon enseignement et façonne, jour après jour, l’esprit du dojo.
👉 Pour mieux vous faire progresser, l’enseignement est individualisé, Chacun reçoit des conseils adaptés à sa progression :
- Explications orales pour comprendre logiquement
- Je pratique avec chacun d’entre vous pour vous faire ressentir l’exercice avec le corps
J’espère avoir le plaisir de partager ce chemin avec vous.
Plus qu’une activité physique et qu’une méthode de self défense
Au delà du dojo, équilibre et confiance en soi
On associe souvent l’art martial à la confrontation physique, à l’agression, à la nécessité de se défendre. Cette dimension existe, bien sûr. Mais elle n’est pas la seule.
L’Aïkido interroge aussi notre manière de faire face à d’autres formes d’opposition : la pression, le stress, le déséquilibre, le conflit, les tensions du quotidien ou du monde professionnel.
C’est là toute la singularité de l’aikido : demeurer un art martial, tout en ouvrant sur des applications très concrètes de la vie quotidienne et professionnelle.
À qui s'adresse la pratique de l'aikido?
Vous n’avez pas besoin d’être un sportif ou un expert en arts martiaux. La pratique est accessible à la fois aux débutant(e)s et aux pratiquant(e)s expérimenté(e)s.
L’âge n’est pas un obstacle, ce qui compte avant tout c’est la curiosité et l’envie d’explorer.
L’aikido est un art martial respectueux de l’intégrité physique. Il n’y a pas de coups portés, pas de percussions, ni de recherche de mise à terre violente comme dans d’autres disciplines.
Sur les réseaux sociaux vous avez peut-être vu des chutes impressionnantes. Au dojo ce n’est pas un exercice imposé. Il s’agit d’effacer progressivement la peur de « tomber » : apprendre à anticiper le déséquilibre, à orienter son corps pour aller chercher le sol sans heurt. Tout le monde peut le faire.
Au-delà de la pratique savoir tomber et se relever c’est apprendre à être résilient au quotidien.
Cette approche peut vous intéresser si...
- Vous recherchez un art martial accessible et progressif.
- Vous vous intéressez à l’efficacité martiale au-delà des recettes toutes faites.
- Vous êtes curieux de découvrir comment le corps, le mouvement et la relation à l’autre peuvent devenir un terrain d’apprentissage qui va au-delà du seul affrontement physique.
- Vous avez décidé de prendre soin de vous en apprenant à entretenir votre corps, vous libérer de vos tensions et à mieux gérer le stress.
- Vous cherchez simplement une pratique différente de ce que vous connaissez.
Des pratiquant(e)s donnent leur avis
Les pratiquants du dojo répondent à la question : pourquoi je fais de l'aikido?
"Rencontre de gens très différents"
"Beauté du geste, équilibre"
"Comprendre la mécanique du corps"
"Mieux gérer les conflits"
"On ne voit pas ses performances diminuer avec l'âge"
Débutants et anciens pratiquent ensemble sans distinction d’âge et de corpulence. Cette diversité est le reflet de vie, elle permet de varier les expériences.
Prêt à vous lancer pour un cours d'essai?
C’est avec plaisir que toute l’équipe du dojo vous accueillera. La méthode d’enseignement n’est pas linéaire, il est tout à fait possible de commencer en cours d’année. Un tee shirt et bas de jogging (couleurs sobres) ou équivalent vous permettra de débuter, ou de participer à des stages thématiques dont le calendrier et les modalités ne sont pas encore arrêtés.

